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Atteint du cancer de la motivation à tendance flemmardisatoire depuis plusieurs jours, je décidai hier
d'accepter une invitation, pour aller dans une boîte de Gênes,
le Virgo.
La boîte se situe dans le quartier latino. Elle n'est pas trop difficile à trouver puisqu'une fois qu'on arrive dans la bonne rue, on aperçoit une soixantaine de personnes faisant la queue devant l'entrée. Et là, c’est le drame. Alors que je pensais passer une soirée normale, je me rends compte que ces magnifiques demoiselles qu’on apercevait au loin sont en réalité… des hommes ! Depuis quand on accepte les transsexuels en Italie ? Peut-être depuis qu’un trans a gagné l’Isola dei Famosi, une sorte de Koh-Lanta avec des célébrités. Qu’on appelle le Pape, l’Italie est un peu trop libertine ! Au moins en France on a eu la décence de ne pas faire gagner Vincent Mc Doom quand il était dans la Ferme des Célébrités.
Le prix payé à
l'entrée est vomitif (18€
pour entrée, conso et vestiaire), mais quand on se retourne et qu'on découvre la boîte, les 18€ que tu viens de lâcher avec
dégoût deviennent un vague souvenir lointain. Alors que Gênes est une ville de bon chrétiens nationalistes, hétérophiles, et conservateurs, les clients du Virgo sont des gens dépravés comme on en
trouve en France ou dans d’autres pays dits "développés" :
quelques trans et travs, des gays très masculins et des gays très efféminés, des lesbiennes camionneuses et des lesbiennes féminines, des blancs, des jaunes, des noirs, des gris et tout plein de
métisses. Voici donc un endroit horrible : un endroit
où il fait bon être, où les gens sont ouverts, où ils vivent tranquillement leur vie, sans se soucier des autres, enfin bref, autre chose que la mentalité génoise. Une asphyxie donc pour qui
trouve cette tolérance gerbatroce.
Pour ce qui est du reste, mis à part le prix de l'entrée qui me donne encore des
aigreurs d’estomac, les consommations ne sont pas très chères (seulement
six euros), et sont servies dans de grands verres (pas dans des verres de pédés comme parfois). Ca tombe bien, boire me fera oublier les relents de tolérance qui règnent dans cet endroit.
La musique n'est pas très bonne (je propose au choix : un changement de disc jockey, parce que celui-là a dû être diplômé de l’école de musique avec Cindy Sander, l’autre choix étant une
opération urgente du conduit auditif du patron, qui ne s’est peut-être pas rendu compte de la diarrhée sonore que produit son employé). Enfin, on a eu le droit à
des danseurs assez dénudés sur les podiums. Enfin, je dois préciser qu’il y avait deux types de danseurs dénudés. Tout d’abord les
danseurs qui sont taillés comme Schwarzenegger, mais en mieux. Ceux-là ont le torse nu, et un pantalon qui descend assez bas, ce qui offre un panorama pas toujours agréable sur un morceau de
lune. Les autres danseurs sont taillés comme Matt Pokora, mais en moins bien. Ceux-ci ont le torse nu, et un pantalon qui descend assez bas, ce qui offre de nouveau un panorama pas toujours
agréable sur un morceau de lune. La différence ? Les premiers sont payés pour danser. Les autres paient 18€ pour pouvoir danser.
A la sortie, pas de rixes. Là vous vous dites, c’est vrai que c’est un quartier latino, et les latinos ne sont pas tous homophiles, loin de là, voilà donc pourquoi il nous parle de rixes. Mauvaises langues. Pourquoi tant de clichés ? Je voulais juste voir une bagarre de travestis (je ne peux pas appeler ça crêpage de chignons, parce que si l’on tire sur les cheveux, la perruque reste dans les mains). Ca m’aurait beaucoup amusé de voir deux monsieur-dames se battre entre eux, ou entre elles (rayez la mention inutile).
Un petit mot gentil pour les Génois. Ne me demandez pas si les italiens de Gênes sont mignons. J'ai une légère tendance à les qualifier tendrement de congénitaux. En effet, étant donné qu'ils ne quittent quasiment pas la région, et que les gens viennent s'installer dans (je cite) "la ville la plus moche d’Italie" par millions (la ville a perdu 200.000 habitants depuis 1970), c'est comme s'ils ne se reproduisaient qu'entre eux, ce qui me permet d'expliquer le manque de personnes qu'on pourrait définir comme "belles" ou "à tomber par terre". En revanche, au Virgo, j'ai enfin trouvé des gens qui sont agréables à regarder. Une aubaine pour mes yeux qui s'ennuyaient depuis quelques mois.
Alors si toi aussi tu te sens Génois dans l’âme, viens t’y installer. Mais évites d’aller au Virgo, car tu risquerais, entre le prix de l’entrée vomitif, la tolérance gerbatroce, et la diarrhée sonore du DJ, d’attraper une gastro-entérite.